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VIOL !

Ecrit par 5 mars 2021 Aucun commentaire

4 lettres et pourtant largement suffisante pour impressionner, marquer, tétaniser !

Pendant longtemps j’avais du mal à le prononcer. Comme si l’exprimer le rendait trop concret, trop réel !
Désormais c’est Ok, je t’invite à découvrir cette inspiration qui vient du coeur, à coeur ouvert. J’ai hésité avant de la partager, mais je sens que c’est le moment, si je ne le fais pas quelque chose restera bloquée et c’est non négociable pour moi. Je t’invite à prendre le temps de la lire ou l’écouter si tu le souhaites. Dans celle-ci, il est important pour moi de partager avec toi comment un évènement de notre vie peut affecter notre perception de notre valeur, de nous-même à bien des niveaux.

Tu peux soit lire ou écouter cet épisode en cliquant sur le player ci-dessous. ( La version podcast est un peu enrichie de l’inspiration qui me venait spontanément.) 

C’est également essentiel de comprendre que notre « guérison », notre sublimation se fait généralement en plusieurs étapes.

Toujours à un niveau qui est juste pour nous. Cela ne veut pas dire que l’on retourne en arrière, ou que l’on avait rien compris, mais bien que nous allons plus en profondeur. C’est exactement ce que j’ai vécu avec cet épisode de ma vie le VIOL.

J’utilisais le mot abus, le peu de fois où j’osais exprimer ce qu’i m’était arrivé !

J’en ai très rarement parlé. Quasiment jamais à mes parents. Sauf à mon père à l’époque où des souvenirs de ce trauma remontaient. Sa réponse légitime a été de me dire qu’il préférait ne même pas avoir la confirmation car il commettrait l’irréparable. Quoi de plus normal en soi. Pourtant j’ai tout de suite visualisé mon père devenant un meurtrier ou pire mourant d’un AVC sur le coup de la colère. Je ne voulais pas que cela arrive, je ne voulais pas devoir porter ce poids supplémentaire sur mes épaules.
Depuis ce jour nous n’avons plus abordé le sujet. J’ai arrêté les séances d’hypnoses pour être sûre de ne pas m’en souvenir davantage. Du moins c’est ce que je croyais.
Les mois ont passé. Les cauchemars avec cette main sur ma bouche revenait sans arrêt. La voix, l’Odeur, la couleur étaient comme imprégnés dans mon esprit. Dans un premier temps sans le visage. Les rares personnes à qui je m’étais confiée à ce moment là tentaient de me rassurer, me soutenir, m’aider comme ils pouvaient.

J’ai continué ma vie. J’ai commencé à parler d’abus.

Pendant longtemps j’ai tenu à distance cette douleur et la souffrance silencieuse qu’elle avait sournoisement instauré dans ma vie et mes relations. Quand je revoyais des bouts de scènes j’avais réussi à me persuader que ce n’était pas vraiment moi qui avait vécu cela. C’était mon corps, c’était elle, Yas mais ce n’était pas moi Lyah ! Plus je libérais ma Yoni, que je la guérissais, que je m’y reconnectais et plus la scène revenait … de plus en plus claire, de plus en plus précise. Jusqu’à être confronté à cette voix dans la vie … jusqu’à entendre ce nom, voir deux visages… mais oui ça fait mal ! Mais non ce n’était pas vraiment moi. Alors je me suis faite accompagner de nouveau par un professionnel. Elle m’a accompagnée à libérer ce trauma en revivant la scène. Sauf que j’étais spectatrice, que pour moi ce n’était pas moi. Pourtant cela m’a permis de me sentir mieux. Les cauchemars ont cessé. J’ai fait la paix avec cela et j’ai continué ma vie. Selon moi j’avais réussi. J’avais plus de facilité à aborder le sujet. A accueillir les femmes qui s’adressaient à moi et qui avaient vécu des événements similaires. Et justement je fus surprise de voir que j’étais loin d’être la seule. Il y en avait de plus en plus.J’étais plus alaise ok, mais pas totalement quand même … je mettais encore un espace de sécurité, je n’y allais qu’à demi-mot.
Je ne voulais pas, car une fois de plus cela serait trop « dangereux » pour moi. Alors j’occultais. M’éloignant malgré moi inconsciemment de ce qui me fait vibrer !

Jusqu’à ce jour où j’ai pris l’engagement avec moi-même de renouer pleinement avec la Jouissance saine pour moi.

Puis celui de m’ouvrir à une nouvelle relation amoureuse. A un nouvel homme avec qui je pourrais vivre, co-créer une relation épanouissante, jouissive et créatrice. J’ai pris un accord avec moi-même et l’univers de me libérer, me Sublimer de ce qui devait l’être pour faire de la place et attirer cet homme dans ma vie …
J’étais loin de me douter de tout ce que ce simple engagement, cette intention posée allait me permettre de conscientiser, transmuter dans les mois qui ont suivi ! Je n’étais pas en quête ni à la recherche. Mais plutôt en préparation. Je ne voulais pas reproduire certains schémas du passé. Je voulais évoluer m’amélioré, amélioré la qualité de ma future relation.

Nudité, intimité, câlins, honte, peur, dépendance, homme, sexe, ex…

J’ai vécu 9 mois de sublimation intense en partant de moi pour arriver à mes relations avec les autres … avec les hommes.
Ce qui est fou c’est que j’avais déjà mis le doigt sur certaines choses que je pensais avoir réglé totalement. Cette fois la vie m’a amené à les revisiter avec plus de profondeur. Tout simplement car c’était le moment. Tout simplement car j’étais prête pour faire face et accueillir cette intensité, cette vérité, cette douleur.
J’étais prête à briser la barrière qui me maintenait malgré moi depuis tant d’années.

Et puis ce 19/02/2021 tout à basculer.

Tout s’est révélé, j’ai accueilli que ce n’est pas seulement mon corps qui avait subi ce trauma. C’est moi aussi. Car lui et moi ne formons qu’un. Dans cet espace de sécurité tout s’est enchaîné : Flash, souvenirs , douleurs, je revois la scène … sauf que … ce n’est pas la même… j’accepte de me laisser traverser par cette douleur… j’accepte de revoir, ressentir pleinement pour justement transmuter en conscience ce qui m’est arrivée … un nom deux visages supplémentaires… j’ai mal … pour la première fois, je me vide de mes larmes, je crie… pour la première fois je ne m’excuse pas de ressentir ce que je ressens.
Pour la première fois je ne minimise pas … pour la première fois j’ose regarder ce mot, ces événements, ces traumatismes en face et accepter de le verbaliser. Pour la première fois, je vais au bout du processus, tout en ayant conscience que c’est nécessaire et surtout que je ne suis plus en danger. Pour la première fois je ne me sens pas coupable, la honte également s’amenuise.

J’ai été violée pas une mais deux/trois fois (c’est un peu flou).

Je savais qu’il fallait que je sois là à cet instant, mais je ne savais pas pourquoi ! Je savais que cette retraite de 4 jours allait débloquer quelque chose chez moi. Cependant j’étais loin de m’imaginer quoi.
J’ai plongé dans cette part sombre en moi. J’ai accueilli cette douleur immense vraiment pour la première fois ! Je n’étais pas seule et je n’étais plus en danger ! Je n’attendais plus que l’on me sauve, car justement depuis tout ce temps j’avais appris à me protéger, à m’apporter de l’amour et du réconfort. Et là dans ce cercle, de lumineuses personnes je me suis sentie entourée, en sécurité, malgré la présence d’hommes. J’ai senti leur amour et leur bienveillance me susurrer « Tu peux, tu es en sécurité. »

C’est comme si – et j’y crois encore plus fermement – que la vie depuis toutes ces années m’avait préparé à vivre ce moment !

C’est alors que tous a pris un sens :

La peur de la nudité, de l’intimité … ce sentiment de devoir cacher mon corps pour ne pas être une proie …
La recherche de protection auprès de l’autre, de l’homme ! Cet auto sabotage dans ma vie de femme ! Comment je suis rentrée dans ma sexualité … le lien avec mes fausses couches …
La symbolique traumatisante de la main sur la bouche : « Tais-toi ne parle pas ! Tu n’as pas le droit de t’exprimer. Ta douleur, ta souffrance
N’est pas légitime ! Ton corps n’est que trop précoce, trop en forme et tentateur ! Si tu parles tu seras accusée, moquée… »
Ma peur de certaines femmes paradoxalement. Pourquoi je ne pensais pas mériter l’Amour, le bonheur…
La lourdeur chaque année du mois de Février… C’était bien là, la nouveauté.
Pourquoi c’est si important pour moi de réunir hommes et femmes autour de sujets tabous mais essentiels. La symbolique de mes problèmes de santé. J’avais déjà fait le lien depuis quelques années. Mais c’est comme si la profondeur de ce lien était resté au stade mental, presqu’en superficie. Là il a pris sens dans mon corps, dans mon coeur. J’ai libéré la boîte de pandore.

Pendant les heures qui ont suivi mon corps a Sublimé cette souffrance !

Tant d’années à vivre dans la peur, dans le silence, dans la honte dissimulée.

Je ne suis pas coupable de ce qui m’est arrivée ! Mon corps ne l’est pas non plus ! Il n’est en rien un diable tentateur.

Ce jour-là là sans crier gare je me suis mise à nue face à moi et face à des personnes que je connaissais à peine d’abord émotionnellement puis physiquement. Je ne me sentais plus victime, faible … ma vulnérabilité a laissé s’exprimer ma divinité, ma beauté naturelle ! J’ai retiré mes lunettes – au sens littérale- pour voir au-delà de l’apparence mais simplement avec le coeur !
J’ai accueilli les cris de ma Yoni ! Je l’ai écouté, guéri et cajolée ! J’ai pris le temps et cela a payé. Je me suis écoutée. J’ai été à mon rythme.

Je ressens que j’ai libéré un espace supplémentaire en moi.

Ma petite fille intérieure qui a longtemps eu peur, gardé le silence ou autre, se réjouit de ce nouvel espace de jeu, d’exploration, de liberté et de découverte. Je ne souhaite pas en rester là, je ressens ce désir qui brûle mon coeur de contribuer à ce que davantage de personnes trouvent des espaces de paroles, de sublimation de libération. Je relis certains de mes textes dont certains n’ont jamais été publié. Mes mots prennent une dimension supplémentaire. Lorsque je les ai posés je n’avais conscience qu’à un dixième de ce que je venais de transmettre, matérialiser. La vie m’a offert le cadeau de mettre de la conscience, de lui faire conscience pour Sublimer ce nouvel épisode de ma vie … une phrase me vient : «  Je n’aurai jamais pensé qu’il me faudrait en arriver là ! » Cette phrase qui m’est venu quand je suis retournée dans ma chambre ce 19/02/2021. Je ne savais pas ce que cela voulait réellement dire. Et là en la relisant ce matin en finalisant cette inspiration, je réalise de ce que j’avais écrit comme intention ce matin-là. J’en pleurs de joie. ( Je t’en dis plus dans le podcast ).

Je n’aurais jamais pensé qu’il me faudrait en arriver-là pour apprendre à m’aimer vraiment, à prendre conscience que je suis déjà aimée avec toutes mes blessures, mes cicatrices visibles et invisibles.

Ma perte de mémoire, la maladie n’ont été que des moyens pour mon corps, mon âme, d’exprimer tout cela ! Je le savais déjà aussi, mais là j’en prends encore plus conscience.

Je souhaite juste que tu saches une chose, que tu sois une femme ou un homme : TU N’ES PAS SEUL.E, TU MÉRITES L’AMOUR ET LA JOUISSANCE !

Vas à ton rythme pour te libérer, te sublimer concernant ce qui te pèse. Cela se fera probablement par étape mais ais confiance. La vie s’accorde juste à ton rythme. Le plus important est que tu te fasses confiance et que tu fasses confiance à la vie pour prendre conscience que tu seras toujours au bon endroit au bon moment pour réaliser ton objectif.

Ensemble nous pouvons créer un monde plus conscient, avec plus d’Amour, de respect de Plaisir. Je sais que je peux y contribuer en étant moi et toi aussi. Es-tu prêt.e pour cela ?

Je t’envoie tous plein d’Amour. 

Sublimement. 

Lyah Renar 

Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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