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Sortir du Silence de Plomb

Ecrit par 7 mars 2021 Aucun commentaire

Hello Sublime Toi,

Aujourd’hui je partage une inspiration que j’ai canalisé le 27 Août 2020. Ce n’était pas prévu mais il fait merveilleusement suite à mon post révélation sur le Viol : VIOL !  Il ne s’applique pas uniquement à ce traumatisme en particulier. Il est écrit d’un point de vue de femme, mais s’adresse aux hommes. Je l’ai complété par un podcast qui est enrichi comme d’habitude de mes inspirations spontanées. Attention ce texte est long et peut toucher la sensibilité de certain.es. Cependant j’ai gardé son entière authenticité. 

Je t’invite à le lire ou l’écouter selon ce qui vibre le plus pour toi.

Alors elle le regarde et baisse la tête, il sourit d’un air moqueur satisfait, puissant !

« Chuuuuttt ce sera notre secret, tu vois à quel point je t’aime ?  » Lui sussurre-t-il d’une tendresse démoniaque.

C’est à peine s’il réalise à quel point il l’a brisée. C’est à peine si elle prend conscience de l’étendue de sa propre blessure. Il part sans un regard, sans une honte. Il part sans prendre conscience qu’en la souillant il s’est lui-même souillé. C’est à peine s’il sait vraiment qui il est. Car dans l’histoire il ne vient pas seulement de briser une personne de plus, il continue d’étendre la plaie déjà ouverte dans son coeur. Pour lui c’est la seule voie. Lui qui n’a toujours connu que ça. Il minimise, il vulgarise : « Ce n’est qu’un corps, elle s’en remettra comme moi je m’en suis remis de nombreuses fois. Et puis ça se trouve elle aime bien ça !  »

Pendant ce temps, elle culpabilise, elle s’en veut.

Qu’a-t-elle fait pour mériter pareil traitement ? Qu’a-t-elle fait pour susciter un tel manque de respect ? La honte la dévore, la tourmente fait rage dans son coeur. Elle pleure, elle crie mais pourtant serre les dents et pince ses lèvres. À qui pourrait-elle bien se confier ? Va-t-on l’accuser, la prendre au sérieux ? Après tout aux yeux de tous il est quelqu’un de bien, d’irréprochable, le charisme incarné. Mais pourtant il a parlé d’Amour. C’est donc cela l’Amour ? C’est comme cela qu’on aime ? Et puis sincèrement vu comme il est sûre de lui, vu comme il fait croire qu’il assure, pourquoi aurait-il besoin d’abuser, de bafouer le consentement de quelqu’un ? De surcroît elle, un membre de sa famille.

Serait-elle coupable d’avoir été trop attentive, trop affectueuse, docile ?

Serait-elle coupable d’avoir un corps trop aguicheur, comme elle a souvent entendu dire ? Quel signe lui a-t-elle inconsciemment envoyé ?
Est-elle l’incarnation du mal ?
Est-ce cela devenir une femme ?
Au fond d’elle, elle sait que c’est mal. Que c’est sale ! Et pourtant elle se pose mille et une questions. Des questions digne d’une enfant d’à peine 13 ans. Ça fait mal. Il y a du sang ! Pourquoi ? Il faut oublier, le cacher. Elle a peur de se faire rejeter !

Elle se demande comment faire pour continuer…

Sans même s’en rendre compte cette expérience influencera toutes ses relations à venir. Ce jour-là en abusant d’elle, en la violant, il lui a fait croire qu’elle n’avait aucune valeur, qu’elle devrait se soumettre, se laisser souiller, pour mériter l’Amour d’un homme.

Un homme qui l’aime c’est un homme qui la blesse, lui fait mal, et lui manque de respect. Une brèche que sans le vouloir son père avait déjà ouverte. Elle avait vécu son départ comme un abandon, une préférence pour les autres femmes. Ses maîtresses.

Alors cette petite fille grandit avec ces croyances.

Se déconnecta de son propre corps et ne vit son sexe que comme un trou fait pour qu’on la pénètre. Un trou qui amène la douleur. Ce que lui rappellera régulièrement ses règles, puis toutes les maladies qu’elle développera autour de son sexe.

Quand elle aime, elle attire inconsciemment des schémas de souffrances. Elle attire des hommes qui vont la conforter dans cette basse estime d’elle-même. Ils seront sa drogue, sa dépendance. Elle croit aimer quand ça fait mal, les rapports dans la violence, mais en réalité n’éprouve aucun plaisir. Comment pourrait-elle le savoir ? Mais comment pourrait-elle faire autrement puisqu’elle n’a connu que ça ? Même sa première fois « consentie » c’est fait dans la douleur. Elle qui l’aimait, qui c’était réservée pour lui, elle n’a eu droit qu’à une violente pénétration, bestiale, sans douceur, comme pour assoir sa domination. D’un coup, sans préparation. Et une fois de plus il s’est relevé, en voyant le sang sortir de son vagin, il a presque paniqué. Il ne l’avait pas cru. Alors il est parti avec simplement un baiser, en prétextant qu’il avait à faire.

Revoilà notre petite fille, devenue petit bout de femme maintenant et pourtant une situation similaire.

De quoi était-elle coupable maintenant ? Elle l’aimait. C’était donné à lui sans se rendre compte que cet amour n’était qu’une dépendance à la souffrance. Car lui ne la traitait pas comme une reine. Il était loin d’un prince. Mais notre jeune fille, le voyait comme tel pourtant. Elle n’avait plus aucun souvenir de la première fois qu’on avait souillé son corps et avait pourtant attiré des situations similaires qui suscitèrent en elle encore plus de honte. C’était loin d’être les dernières.

Elle se construit durant les années suivantes à travers des schémas similaires de hontes, de souffrances, d’humiliation avec les hommes.  Lorsque le bonheur pointait le bout de son nez, elle lui tournait le dos. Elle avait intégré qu’elle n’y avait pas droit. Elle alternait entre des schémas de femme, maîtresse, sexfriend que l’on rabaisse peu importe son rôle. Elle s’amourachait puis se laissait humiliée. Elle a recherché la sécurité inconsciente auprès de certains, un cadre, une famille, un refuge, mais où elle finissait par étouffer.

Notre petit bout de femme refusait inconsciemment l’accès au bonheur, la prise de conscience de sa valeur.

Le silence sera sa forteresse. Le silence sera le terreau de sa souffrance ! Ce silence qui continue de voiler sa valeur ! Cette valeur qu’elle refoulera, dont elle n’a aucune conscience ! Cette absence de valeur qui se répercutera inconsciemment sur sa relation au bonheur, à l’amour, à l’argent …

Jusqu’au jour où elle se réveilla ! Jusqu’au jour où tout lui revint. Ce jour où la vie l’amena progressivement à réaliser qu’elle ne s’aimait pas ! Qu’elle ne méritait pas tout cela, bien au contraire, elle a de la valeur !   Comprendre pourquoi et y remédier progressivement !

La honte, la culpabilité l’ont réduite au silence et voilà que l’Amour était en train de la réanimer !

C’est alors qu’elle a osé dire STOP, qu’elle a dit NON, qu’elle s’est enfin regardée en face et s’est autorisée à exprimer :

«  On m’a violé, on a abusé de moi, mais aujourd’hui c’est terminé ! J’arrête de croire que c’est tout ce que je méritais. Je refuse d’accepter de les laisser encore et toujours gagner ! Je me choisis, je choisis la Vie, je choisis l’Amour.

Mon corps… mon Cher et Merveilleux corps,  je te demande pardon pour toutes ces années où j’ai préféré t’ignorer, te souiller, me couper de toi. Je prends le temps de te guérir, t’écouter, de t’apporter tout l’Amour que tu mérites. Mon corps c’est mon temple sacré. Mon sexe en est la grotte mystérieuse, délicieuse et sucrée, qui amène à ma puissance insoupçonnée.

Mon coeur est mon plus beau trésors, il m’aide à vivre cet Amour au quotidien ! Je ne suis pas une souillon, je suis une reine. Il n’y a que Moi qui n’en prenait pas conscience. Alors aujourd’hui je brise le silence, car je ne suis pas seule. Je brise le silence car il y a de l’espoir. J’ose m’exprimer car d’autres ont besoin d’y croire et que moi je choisis de m’en libérer. J’ai connu le viol, l’abus, la soumission, le harcèlement, mais aujourd’hui je suis une Femme Libre, Puissante et pleine d’Amour. Sortir du silence m’a permis de le matérialiser. J’ai droit au bonheur, au Plaisir, à l’abondance.  »

Notre petit bout de femme a progressivement évolué. Elle a décidé de se sauver elle-même, se reconnaître, se sublimer. Cela ne s’est pas fait en un jour… mais elle y est arrivée et y arrive encore.

Lorsque notre corps a été souillé, abusé, agressé il est facile – je dirais même naturel – de croire pendant un certain temps que nous n’avons aucune valeur, que nous ne sommes pas digne d’être aimé.e, voire même d’aimer.

Et pire encore il est facile de s’imaginer que jamais nous ne connaîtrons de plaisirs sains qui nous honorent. Parfois on se bafoue, on s’humilie, on se rabaisse inconsciemment nous-même car nous assimilons cela à de l’Amour ou encore comme une revanche sur la vie, une façon de nous affirmer qui nous plonge au contraire dans des abîmes de souffrance. Mais aujourd’hui je  t’invite à DIRE STOP. Car même après avoir été abusé.e, violé,e, agressé.e, physiquement, sexuellement, psychologiquement il est possible de :

-de s’aimer et d’être aimé.e sainement.

-d’avoir du plaisir,

-de nous reconnecter à notre puissance, notre grandeur, aux trésors de notre vie.

-de vivre une vie qui nous correspond.

-de dire OUI au Sexe, à l’Amour, à l’Abondance.

Ce texte ne parle pas de mon histoire spécifiquement.

Je l’ai canalisé après un cercle de parole et des consultations avec différentes femmes qui ont connu le viol et qui ont pris conscience de l’impact que cela a eu sur leur construction de femmes. Je ne l’ai pas publié tout de suite. Car ce n’était visiblement pas le moment. Mais aujourd’hui ça l’est ! Beaucoup de femmes et aussi d’hommes gardent encore le silence car elles/ils ont honte, voire même elles/ils se sentent coupables !

On garde le silence car on a peur d’être jugé, accusé, traité de menteur/ menteuse, provocateur/ provocatrice, rejeté, stigmatisé !

C’est facile de dire :  Pourquoi elle/il n’a rien dit !
C’est facile de laisser échapper un : « Ouais mais bon en même temps elle aurait pu faire quelque chose, se confier à quelqu’un, se défendre, retirer sa main, dégager son corps.. »
Ou pire : « Un homme ne peut pas se faire violer ou battre de surcroît par une femme ! »
Autant de phrases assassinent qui dissuadent les victimes de s’exprimer, se confier !

J’aimerais simplement leur répéter qu’elles / ils ne sont pas seul.es !

De même elles/ils ne sont pas obligé.es de le clamer sur tous les toits. Il suffit d’une oreille attentive. La bonne pour oser s’exprimer et ôter le pouvoir sclérosant de cet expérience. Parfois cela se fera en plusieurs étapes et c’est complètement ok. Mais sache bien une chose : sortir du silence est salvateur et libérateur. Le plus important est de sauter le pas avec quelqu’un de confiance qui t’inspire la sécurité, et bien souvent cela est plus facile avec quelqu’un que l’on ne connaît pas ou à peine ! Dans mon programme sur la Sublimation de la Honte : Métamorphose, cela s’est de nouveau confirmé ! Le plus important est de le faire d’une façon et à un moment qui soit correct pour toi ! Écoute ton coeur il saura te guider !

Si je fais ce que je fais c’est justement pour redonner espoir à toutes ces personnes afin qu’elles prennent conscience que même cette expérience traumatisante peut être Sublimer en quelque chose d’extraordinaire.

Si tu as besoin de l’entendre je le répète : Tu n’es pas seul.e quelque soit ton âge, ton sexe, ton histoire.

J’ai demandé à la vie, à mes guides et mon âme de me guider afin que je contribue à ma façon à aider les personnes qui en auraient besoin à libérer déjà leur parole.

En finalisant cette inspiration j’ai obtenu ma réponse ! J’ai décidé de créer La Boîte aux lettres du Coeur. Je t’en dirai davantage dans mon prochain post ! En attendant, je t’invite à sonder ton coeur. Inspire, expire :

Y-a-t-il une expérience traumatisante que tu éprouves le besoin de libérer Sublimer pour t’autoriser à aller de l’avant ? Si c’est le cas mets simplement un coeur en commentaires et reste attentive / attentif à mon prochain post car j’ai un cadeau pour toi !

Avec tout mon Amour. 

Sublimement. 

 

Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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