Elle

Être une Femme même sans règles?

Ecrit par 23 mai 2019 Aucun commentaire

Règles irrégulières, ménopause artificielle/ naturelle, Endométriose, ou tout autre affection touchant de près ou de loin à tes règles, et qui peuvent nous faire nous sentir incomplète parce qu’elles n’arrivent pas, et/ nous réjouir parce que justement nous n’avons pas à gérer cette période « Beurk » pour certains.

Pas de panique, je sais ce que c’est, j’ai éprouvé les deux.
Mais, depuis quelques temps, j’ai appris à kiffer l’arrivée de mes règles. Oui je sais, certains me prendront encore pour une fille plutôt bizarre. Je comprends je faisais partie de ceux qui disaient « Oh non, pas Elles! » (En parlant des règles hein, pas de moi!)
Tout en souffrant inconsciemment de me sentir incomplète en tant que femme de ne pas les avoir. Paradoxal hein, et pourtant j’ai mis du temps à faire le lien. Mais tu vois mon regard et ma perception de ce sésame écarlate féminin à complètement changé.

Allez hop, je t’embarque pour un petit retour en arrière, avec cette inspiration qui date du 23 Mai 2018.

Comment j’ai appris à me sentir VRAIMENT FEMME, avec mais aussi sans mes règles?
Comment cette nouvelle acceptation de ma différence à améliorer ma vie?

C’est parti…

Il y a quelques jours, j’ai sauté de joie, je me sentais heureuse, comblée, féminine à souhait. 
Sais-tu pourquoi ? Car une chose fabuleuse, m’est arrivée. L’une de ces choses qui selon moi symbolise ma féminité et qui bien trop souvent me manque, me renvoyant cette image, quelque peu erronée – je dois l’avouer -, de femme inachevée.

Cette chose n’est autre que : l’arrivée de mes Règles. Et oui, cela peut paraître banale, voire même de « mauvais goût » pour certains, mais mes règles à moi elles m’ont drôlement manqué.
Après 112 jours, d’absence, franchement elles se faisaient désirer. 
Oui 112 jours, merci à l’application Clue, qui me permet de tenir les comptes hein.

Mes règles, qui ont longtemps eu ce symbole de fardeau, et qui peu à peu ont su me révéler toute leur dimension sacrée.
Je dois dire, que lorsqu’on se réveille « en étant toute grande », comme cela a été mon cas, la première fois que l’on voit que l’on a cet écoulement rouge, on crie vite « Au secours ! » . Je me rappelle encore avoir pensé « Cette fois, c’est la fin, je me vide de mon sang sans raison, je vais mourir sans même savoir ce qui m’a blessé. » Je t’imagine bien, en train de rigoler, et pourtant c’est exactement ce que je me suis dit, ça paraît tellement absurde aujourd’hui. 
D’ailleurs, je n’avais pas tout à fait tort quand on y regarde bien, car c’est une certaine forme de mort, avant une renaissance.

Ce sujet fait partie de ceux que j’ai longtemps caché, minimisé, aujourd’hui j’ai envie de partager cette inspiration qui m’est venue à l’aube de ce jour si particulier. J’ai longtemps cru que j’avais joué de malchance en me réveillant dans le corps d’une femme :  » Les règles, la douleur, l’inconfort… erf embêtant, chiant, soûlant tout ça. »

Jusqu’à ce moment où j’ai compris et accepté :

Je suis une femme, cyclique, créative et divinement guidée. J’ai en moi ce feu de destruction tout comme celui de création, les règles en sont un symbole parfait, j’ovule pour créer, et je détruis pour mieux recommencer si aucun bébé n’est venu se loger.
Cela n’a pas toujours été évident à assimiler, et encore moins à accepter.
Je me suis longtemps décrite comme une « fille anormale ».

Après une ablation de l’ovaire droit suite à un cancer, des règles anarchiques, une amnésie totale, j’ai mis du temps à voir en moi une Femme.

« Je suis née toute grande », comme certain aime bien résumer. Mais la vie étant bien faite, je suis passée, par différentes phases, comme une évolution accélérée, passant même par une pseudo  » crise d’adolescence «  en 2015 à la même période de cet anniversaire un peu particulier.

C’est depuis environ une bonne année, que j’accepte, et reconnais toute la dimension de ma féminité. Une passion supplémentaire en a découlé.
J’ai encore à certains moments, cette sensation de manque, cette sensation d’être « anormale »,de ne pas mériter un quelconque regard, qu’il soit charnel, ou simplement de la part d’un homme, où même encore d’une femme, et encore moins de moi-m’aime.

Malgré ce cheminement qui m’a fait me connaître en profondeur, je ressens encore de la gêne quand je croise un regard qui pourrait être intéressé.

Depuis quelque mois à peine, je me sens « désirable », « aimable » (qui peut être désirée, et aimée).

 » Peut-être alors pourrais-je un jour être réellement courtisée, aimée, et acceptée, telle que je suis, malgré cet historique un peu chargé? »
Délaissée cette carapace de fille abusée, qui a cet impression de s’être faite violée dans son intimité. Ce corps dont j’ai « Hérité », que j’ai dû « m’approprier ». Ce corps qui porte en lui tant de blessures, de douleurs, qui remontent parfois à des générations passées.

C’est en souhaitant le guérir et l’aimer que j’ai compris tout ce fardeau qui m’éloignait de son pouvoir insoupçonné.

Progressivement, tout prend un sens, et tout se relie.

En observant mon corps, et en étant à son écoute, j’ai été heureuse de constater, que même sans écoulement sanguin, je parvenais à identifier ces phases de mon cycle. Car les règles, je l’ai appris ne sont qu’une manifestation physique, visible de mon cycle menstruel, mais même sans écoulement, ce cycle est présent. Contrairement à ce que l’on a tendance à nous dire notre cycle ne se résume pas à la période des règles.

Ce cycle comporte 4 phases: Passant de la phase vierge, à celle de mère, puis d’enchanteresse et de sorcière (période des règles). 
Oui, se fut un apprentissage, parfois éprouvant et même douloureux, mais qui une fois compris, permet que l’on se respecte et qu’on se voit autrement.
J’ai navigué entre les solutions physiques, (engorgement du foie, intolérances alimentaires, dérèglements hormonaux… qui au final sont tous liés) à celles bien plus énergétiques, qui renvoient même à la notion de transgénérationnel (mémoires, traumatismes non résolus qui se transmettent sur plusieurs générations). 


Quelle belle épopée que de partir à la rencontre de mon féminin que j’aime qualifiée de sacré tant il est riche de ressources divines.
Je l’ai rencontré, accepté et surtout aimé. Son sens caché vient de m’être révélé.
Ablation de l’ovaire droit, symbole qui renvoie à :

  • l’enfantement,
  • la maternité,
  • la fécondité,
  • la féminité,
  • et renvoie au passé (le côté droit selon la MTC, et l’ayurvéda, renvoie à toute la dimension passée, tandis que le gauche, se tourne vers l’avenir).

Amnésie totale : perte de repère, d’identité, de tout ce qui jusqu’à 2013, m’avait permis de me construire et de me repérer.

Pendant longtemps, je ne faisais que survoler, voire minimiser, toutes les conséquences et les interactions de ces deux évènements dans ma construction et mon Amour pour moi-m’aime.

J’ai senti ce poids s’enlever une fois ce cycle enclenché.
Un voile supplémentaire se lève, une couche de cette noix de coco spirituelle qui s’autorise malgré elle à révéler son sein, son cœur, son potentiel.


J’ai tant souffert, de ces « pertes », qu’il était presque normal que je me sente diminuer, incomplète, que je cherche à me cacher pour ne pas les affronter.


Je te vois venir. Mais qu’elle a été le déclencheur, le déclic ?
C’est surtout un fil conducteur qui m’a mené à ce saint graal aussi merveilleux que sacré.
Les techniques naturopathiques et ayuvédiques ont ouvert une brèche.
Un gynéco praticien en Médecines Traditionnel chinoise, a continué de l’élargir.
L’ouverture du cœur en a été le catalyseur. Au fil des mois, mon regard sur moi n’a cessé d’évoluer, de s’attendrir.
En Mars 2018, un cap a été franchi : Retour au pays, en Martinique.
La loi de Hering n’a cessé de me faire revivre certaines blessures inconscientes.
Parallèlement, l’œuf de yoni était devenu mon plus fidèle compagnon. Un saut dans les profondeurs de mon âme, vers Mon MOI.
Un cheminement, aux transitions progressives du corps, de l’esprit, des émotions, pour toucher enfin l’âmes.

Aujourd’hui, je le clame que je Suis une femme, au 1001 facettes, de nature cyclique, avec des règles irrégulières et avec des blessures, mais JE M’AIME .

Ce parcours de femme, nous le vivons toutes de façons plus où moins différentes. 
Si tu souffres de règles irrégulières, de ménopause artificielle/ naturelle, d’endométriose, ou de tout autre affection touchant de près ou de loin à ta féminité, et que tu te poses des questions sur ta place, ta légitimité en tant que Femme, sache que tu es peut-être différente de la norme que la société présente, mais tu es UNE FEMME À PART ENTIÈRE, avec ces particularités. Celles-ci ont tellement à t’apprendre sur toi et tes ressources insoupçonnées. Ce sont tes forces authentiques, et ils existent différentes méthodes pour t’amener à les connaître et te les approprier. Nous nous ferons un plaisir de te présenter certaines, y compris les plus tabous, mais qui sont efficaces.

Crois en toi, et écoute ce que ton corps souhaite te dire. Apprends à te connaître en profondeur. Et si tu es un homme, apprends à connaître, la Femme, cela permettra d’améliorer notre communication et nos relations.


Si tu as envie d’échanger, ou de poser des questions à ce sujet, n’hésite pas à nous laisser un commentaire, ou envoyer un message privé, je serai moi-même ou un autre membre de l’Amné’Crew (selon la problématique) heureuse d’y répondre. Cela servira également à d’autres, à coup sûr.
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Avec toute ma lumière.

Lyah

Crédit photo : Femme photo créé par freepik – fr.freepik.com

Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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