Elle

Beyonce VS Alicia

Ecrit par 14 novembre 2019 Aucun commentaire

Pendant longtemps, j’ai cru qu’entre les deux je devais choisir mon camp. Et Je l’avais fait. Gentiment. J’ai longtemps été de la team Alicia. J’ai grandi en tant que femme avec ses albums me sentant belle, forte, vulnérable et fière d’être femme au fil de ses chansons et interventions. 

Et en même temps, j‘ai toujours eu une intense fascination pour Beyonce : un mélange d’admiration, d’envie, de peur et de jalousie. « Oui oui, rien que ça !  » Et plus cette dernière assumait son image de femme noire / riche / qui réussit sur tous les plans, plus je cachais cette fascination derrière le masque de « ouais, pff, Beyonce, trop bling bling ! Je préfère la classe d’Alicia! » Cette fameuse classe pour laquelle on m’a si souvent complimentée…

 

Mais je sentais bien que je ne me bernais qu’à moitié. En fait, ça me tuait de voir combien Beyonce osait, se permettait de tester des choses. Plus que ça, au fond, j’adore son côté direct et fière, cette assurance qu’elle dégage et sa sensualité si assumée. J’admire son autorité et son ambition, qualités dont son travail acharné est le reflet : elle a un objectif clair et tout ce qu’elle entreprend fait partie d’un grand plan qui nourrit cet objectif qui la fait vibrer toute entière. Elle incarne ce qu’elle veut avec tellement d’intensité que ça en est palpable, viscéral. 

C’est après une séance avec ma coach que j’ai réalisé qu’Alicia et Beyonce (ce que je perçois de chacune d’elles en tout cas) représentaient les 2 faces d’une seule et même pièce pour moi : la Féminité. 

Je voyais en Alicia le visage acceptable de la Féminité, pleine de douceur, rondeur, résilience et en posture d’accueil. Et je lui opposais une Féminité « version Beyonce », synonyme de contrôle, maîtrise, liberté, affirmation, que j’associais à une posture de pouvoir.

Bien sûr, je m’imaginais que ces deux facettes ne pouvaient se combiner dans une seule personne à la manière de l’eau et de l’huile, m’obligeant à choisir mon camp. Celui de la facilité et de la paix sociale au final : présentons un visage doux, presqu’inoffensif aux autres et on vivra une vie tranquille et sans heurt.

Ce dont je n’avais pas conscience alors, c’est qu’à trop vouloir me fondre dans le moule que je m’étais créé, j’avais dilué qui j’étais, devenant une caricature et oubliant au passage le vrai goût de la rencontre avec l’autre. J’ai jugé et rejeté la combinaison unique qui fait mon identité de femme, la sacrifiant pour quelque chose que je pensais mieux ou du moins qui correspondait plus à l’idée que je me faisais de la femme socialement acceptable. 

Bref, choix facile mais prix élevé ! 

Alors, à ton tour, quelle est cette part de toi que tu ne t’autorises pas à exprimer ? Et surtout, quelles sont les histoires que tu te racontes à ce sujet ? 

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Christèle ROSINET

Après avoir été Responsable Ressources Humaines, je me suis formée à l’animation d'ateliers cosmétiques bio et naturels et à la pratique professionnelle de la Méta®, un outil puissant de connaissance de soi qui passe par le corps et les vêtements. Aujourd’hui, j’utilise toutes ces expériences, et bien d’autres, pour accompagner les femmes et les hommes qui, comme moi, ont décidé de mettre plus de sens et de plaisir dans leur vie pro, en partant qui elles.ils sont.

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