Hello Toi,

C’est moi Haley. Mon mari c’est Gérôme et mon amant, (qu’est-ce que je n’aime pas ce mot) c’était Jimmy. Je te l’ai présenté d’une façon… un peu directe je dois l’avouer. Mais je suis comme ça. Si tu n’as pas encore lu le début, il est temps de te rattraper, avant de poursuivre. Episode : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.

Tu es prêt.e assieds-toi confortablement et c’est parti !

Jimmy et moi nous sommes rencontrés il y a plusieurs années, alors que nous étions plus jeunes.

À l’époque j’avais 16 ans et lui 18. Nous avions déjà un peu flirté à ce moment-là. Mais cela n’avait pas été plus loin. Il partait pour Londres et moi j’étais encore au lycée en Martinique. Les relations longues distances, sans façon, non merci, surtout avec un mec avec autant de charme que lui. Le destin nous a fait nous croiser à nouveau lors d’une fête avec des amis que nous avions en commun.

À vrai dire, j’étais loin de m’imaginer qu’un jour je tromperais mon mari !

J’ai toujours fait attention à être une petite-amie puis une épouse modèle. J’avais beau ressentir de l’attirance pour certains hommes, c’était éphémère et sans importance. Cela restait des objets de fantasmes. Comme des piqûres de rappel de ma libido pour me dire : « Tu es humaine ! » Mon infidélité n’était que visuelle, voire fantasmée. Mais ce n’en était pas pour autant, car au final Gérôme le savait ! Nous avons dès le début été très réalistes concernant le désir. Nous avons des yeux, nous sommes faits de chaire. Donc je n’allais pas piquer des crises chaque fois qu’il trouverait une autre femme canon. Non j’avais plutôt choisi d’être cool et même parfois de regarder avec lui, de même nous en amuser parfois ensemble. Ou du moins ça c’était avant !

Avant que je ne découvre que l’homme que j’idéalisais me mentais depuis plusieurs mois.

Avant que je ne découvre qu’il était tombé amoureux d’une autre et que je le soupçonne même de rester avec moi uniquement à cause des enfants. Ça a été dur de lire sur son téléphone alors que je ne fouillais même pas, un échange avec une autre femme. « Je t’aime mon amour, j’aimerais tant que tu restes dormir avec moi. »
Avec comme réponse : « Je n’imagine pas ma vie sans toi, j’avais envie de rester dans tes bras et te faire l’amour toute la nuit. » Ce dernier était signé de mon cher et tendre mari. Celui-là même pour qui me faire l’amour semblait un supplice depuis plusieurs mois, voire des années. Celui qui se cherchait des excuses en prétextant qu’il était fatigué. Qui rejetait mes avances en me disant qu’il n’avait pas la tête à cela.
En effet, à cette période mon monde s’écroulait.

Étais-je devenue à ce point répugnante ? Avais-je eu tort d’être à ce point « ouverte d’esprit » avec lui ? Avais-je inconsciemment poussé mon homme à se jeter dans les bras d’une autre ? Avions-nous eu tort d’avoir des enfants aussi jeunes ? Qu’est-ce qui n’allait pas chez moi ?

Lire ces messages et comprendre la raison pour laquelle il me rejetait a eu l’effet d’une bombe.

J’ai perdu confiance en moi. Je me sentais inutile, insignifiante. Je ne savais pas comment réagir comment gérer. J’ai donc redéposé le téléphone. Puis je suis partie de la maison. Sans un mot, sans une explication, sans même une larme. J’ai conduit sans destination durant près de 45 minutes. J’avais mal. Mon cœur était en mille morceaux. Je ne voulais pas pleurer comme ma mère l’a fait pour mon père, puis pour son mari suivant.

Il était hors de question que je fasse partie de ces femmes qui attendent dans leur lit que leur mari rentre tout en sachant qu’il était dans le lit d’une autre.

Oui ce jour-là toutes mes illusions de contes de fées ce sont écroulées.

Ce jour-là, je me suis sentie faible, vulnérable, insignifiante, trahie…

J’ai hurlé dans ma voiture ! Pleuré toutes les larmes de mon corps. Je ne voulais pas offrir ce spectacle à mes enfants. Pas question qu’ils en souffrent eux aussi. Je sais ce que cela fait ! J’ai été à leur place.

Justement, je pensais avoir coché toutes les cases pour éviter que cela ne m’arrive!

  • Je fais à manger.
  • Je suis cool, même quand il y a ses potes.
  • On s’amuse.
  • On parle de tout.
  • Je suis active, j’ai un bon travail.
  • Je suis combative.
  • Je suis loin d’être prude, je suis coquine, créative au lit.
  • Je m’occupe des enfants et de lui.
  • Je l’aide même pour son boulot…
  • J’ai été sa femme, sa meilleure amie, sa maîtresse par moment lorsque nous pimentions nos ébats par des jeux de rôles.

Alors pourquoi cela m’arrivait à moi ? Quelle case n’avais-je pas cochées ?

Après 3h à exprimer mon chagrin comme je pouvais, j’ai séché mes larmes.

Je suis rentrée chez moi en prétextant une crise d’allergie pour expliquer ma mine plutôt bouffie. Du moins surtout à mes enfants, car mon mari, ne semblait pas trop s’en inquiéter.

J’ai préparé le repas, regarder la télévision avec mes petits bouts, avant d’aller me coucher seule comme d’habitude, laissant Gérôme devant la télévision. Un espace de plus pour qu’il lui parle. Maintenant tout prend un sens. Comment ne l’ai-je pas vu venir ?

 À cette époque j’avais déjà repris contact avec Jimmy. Nous échangions régulièrement sans aucune ambiguïté. Je me l’interdisais. Jusqu’à ce jour où tout a basculé. Celui ou j’ai franchi la limite. J’étais passée de Femme modèle à Femme Cocue et la femme qui trompe me tendait les bras.

Rendez-vous au prochain épisode pour en savoir plus.

As-tu déjà vécu une situation similaire ? Dis-moi tout en commentaires. Gérôme et moi te préparons une petite surprise pour l’anniversaire d’AmNé’Vie. Dis-nous qu’aimerais-tu recevoir ?

 

Haley

PS : Inscris-toi aux Mails Privés d’AmNé’Vie pour être sûre de recevoir tous les bonus, réduction et Bons Plans !

Haley et Gérôme still

Après avoir connu l'infidélité, l'éloignement, la séparation. Nous sommes retombés amoureux et avons décidé de créer notre couple 2.0. Un couple qui nous ressemble, où chacun est libre d'être lui-même. En nous perdant, nous nous sommes retrouvés.

8 commentaires

  • Patricia dit :

    Yes ! il est parti 😄

  • Patricia dit :

    Haley,

    Je réécris mon commentaire initial qui n’est pas parti suite à un beug du web.
    Je n’ai pas vécu la même situation que toi, mais comprends le besoin que tu as eu de chercher à raviver ta propre flamme.
    C’est moi qui ai trompé mon compagnon. Nous nous sommes rencontré par contact interposé. Le copain X, d’une amie, que je ne connaissais pas, cherchait une compagne pour son collègue célibataire. Il a donc demandé à mon amie, si elle ne connaissait pas des femmes célibataires. Ma copine elle même en relation récente, a pensé à moi m’en a parlé. Au début j’ai été réticente car je ne connaissais pas le copain de mon amie et n’avait aucun recul sur qui il était, ni sur ses fréquentations. Après maintes insistance de leur part, j’ai finis par accepter de donner mon numéro à Y.
    Notre premier contact fut téléphonique et pas des plus plaisant. Il avait une voix nasillarde et agaçante. J’aurais du me fier à mon instinct !
    J’ai fait part à ma copine de mon ressenti plutôt négatif et elle a su me convaincre de ne pas m’y arrêter. Avec Y nous avons fixé un rendez-vous et nous nous sommes vus.
    Il n’était pas mal physiquement, il avait un corps d’athlète, chabin aux yeux clairs, pour autant je n’ai pas eu de coup de foudre, ni d’étincelles. Nous nous sommes revus et comme toute relation naissante, la féerie y était. Il se montrait galant et prenait tout à sa charge, les sorties, les courses. C’était également nouveau pour moi, je vivais une nouvelle expérience qui se voulait durable. Nous avions beaucoup de moment de complicité, passions des après-midi à discuter, rire, se taquiner, faire sur sport ensemble. Cette relation m’inspirait et me donnait envie de me projeter dans le futur. Nous avons envisager d’emménager ensemble. Il devait venir chez moi et par la suite nous aurions chercher un autre logement. les premiers mois furent intenses, bien que sur le plan sexuel il n’y avait rien de transcendant. Mais, me sentant bien avec lui, le sexe pouvait s’améliorer dans le temps et n’était pas un obstacle à notre relation. Je pars du principe que tout ce qui peut être amélioré ne doit pas être bloquant.
    Au fil du temps, j’ai constaté qu’il avait toujours des remarques à faire sur ma façon d’être, de parler, et en général sur la gestion des tâches ménagères. Il m’a même dit une fois que je ne connaissais pas mon rôle de femme. Expression qui m’a laissée perplexe, je ne comprenais pas ce que ça voulait dire, car pour moi, ni l’homme ni la femme n’ont de rôle attitré. Incapable de m’expliquer sa définition, il préféra m’envoyer me renseigner auprès de mes parents. Mais chez mes parents aussi bien mon père que ma mère participaient aux tâches ménagères. Cette réflexion est donc restée en suspend. Et au nom des fameuses concessions, j’ai décidé de faire un effort et d’être à son image. Au début tout semblais aller pour le mieux, mais j’avait perdu quelque chose, c’est comme si je m’éteignais. Je ne me reconnaissais plus. Je réfléchissais dorénavant aux mots que j’allais utiliser pour parler, pour qu’il n’ait pas de mauvaise interprétation. Je m’adonnais aux tâches ménagères de façon plus régulière, alors que je n’en fais pas une priorité absolue. Je ne vivrai pas dans un taudis mais de là à faire le ménage tous les jours, non, ce n’est pas possible. Je me suis rendue compte que j’ai perdu toute spontanéité, un des principaux traits de mon caractère. Le dimanche alors que ça ne me dérangeait pas qu’il regarde le foot à la télé, lui, ne concevait que je discute pendant ce temps avec mes parents via internet. J’étais en métropole et mes parents en Martinique. Je n’aimais pas le foot, à chacun ses loisirs. Il voulait que je m’assoie à coté de lui pour regarder les matchs, qu’à 11h je le laisse pour aller préparer le repas. Tout devenait un rituel sans sens.
    N’étant plus en phase avec moi-même, chasser le naturel il revient au galop ! Je devenais terne, triste ou agressive avec mes amis, notamment mon meilleur ami, avec qui le feeling n’était pas passé avec Y. Un après-midi mon meilleur est venu me chercher et nous sommes partis chez lui pour discuter, j’avais besoin d’évacuer. Assez vite les gestes de réconfort se sont transformé en câlins. J’étais réticente au début, car même si nous n’étions ni mariés, ni fiancés avec Y nous construisions une relation que j’espérais sur du long terme, mais mon besoin de revivre, d’être à nouveau moi a vite chassé la culpabilité. Nous avons fait l’amour, mon meilleur ami et moi avec désir et fougue. Entre nous c’est une histoire pas banale, mais c’est la notre et quoiqu’il arrive dans nos vies, nous sommes là l’un pour l’autre, avec ou sans câlins.
    Y n’existait plus pour moi, et je ne pouvais encore moins retourner dans dans cette vie sans sens avec lui. Quand le moment d’emménager est arrivé j’ai changé d’avis et lui ai dit que je ne pouvais concevoir une relation dans laquelle je ne suis pas moi, où il faut que je fasse attention à tout pour plaire à l’autre. Devant mon changement de décision, la conversation qui au départ était calme avec des promesses d’amélioration, s’est transformée en dispute. Il m’a giflée. C’est la première fois qu’il levait la main sur moi, en plus c’était un soir de pleine lune, j’avais eu un pressentiment. J’ai rompu sans possibilité de retour.
    Ainsi Haley, je comprends que tu aies eu besoin de revivre, de te sentir aimer. Car même si nous sommes autonomes, avons tout pour être heureux, même si nous nous aimons, se savoir aimé et désiré fait du bien et nous aide dans nos moments de solitude, quand nous sommes dans le creux de la vague.

    Patricia

    • Lyah dit :

      Waw magnifique retour plein de résilience Patricia. Félicitation pour ton courage et ta lucidité à retourner vers toi. J’averti Haley afin qu’elle te réponde également.

    • Haley et Gérôme still dit :

      Hello Patricia,

      Je m’excuse du délais très long de réponse. Je te félicite de cette si belle avancée et évolution dans ta vie. De ce parcours de résilience car même si cela n’a pas été évident, tu t’es choisie et c’est magnifique. Je te souhaite de vivre de beaux moments de bonheur sains pour l’avenir.

  • Patricia dit :

    Haley,
    Je suis trop dégoûtée ! J’avais fait un super commentaire et je crois qu’il n’est pas parti, la.page a dû beuguer et mon commentaire a disparu. Je le recommencerai. Mais je voulais quand même te dire la conclusion de mon.message qui etait que que je ne te juge pas et comprends parfaitement que tu aies éprouver le besoin de revivre.

    Patricia

    • Lyah dit :

      Rassure-toi les commentaires ne s’affichent pas tout de suite, car nous avons mis un système de modération. Nous traitons parfois de sujets sensibles comme tu peux le constater donc il est préférable de pouvoir filtrer au cas où seraient en dehors de toute bienveillance. Heureusement, nous n’avons pas eu ce genre de cas pour le moment.
      Donc à l’avenir rassure toi. Cela peut prendre jusqu’à 48h.

Laissez un commentaire