Miroir mon beau miroir…
Celui qui m’a provoqué un choc lorsque je me suis vue pour la première fois après mon réveil dans le néant. J’en reviens à ce miroir.
Ce doux et parfois monstrueux miroir.
Celui qui aujourd’hui me montre bien plus souvent mes facettes lumineuses,
mais Qui m’a fait voir mes pires cauchemars, mes peurs, mes angoisses, mes hontes, ma culpabilité.
Soyons honnête il y en a toujours qui reviennent me faire de l’oeil.

Un peu comme un test ! Es-tu sûre ? Tu accueilles, tu aimes ce que tu vois ? Tu en es fière ? Te sens-tu légitime ?

Heureusement avec le temps j’apprends à leur sourire, à me moquer, même si parfois elles parviennent tout de même à me blesser.

Ce miroir dans lequel je cherchais mon meilleur profil.

Celui-la même qui m’a renvoyé un reflet sans vie, sans souvenir, sans identité.

Celui qui me faisait me ressentir faible, inutile.

Tout simplement car lorsque je me regardais, je cherchais un sens, des réponses.

Tout simplement car lorsque je recherchais une forme de beauté, je me demandais si ce que je voyais dans ce reflet était suffisamment attirant, sexy, plaisant, aimable pour que l’on me choisisse. Un homme, un.e ami.e, mes proches ?

Ce corps au-delà de son reflet purement physique m’a amené à intégrer, « travailler », accepter une notion importante : La légitimité dans ma propre vie. Je parie que cela te fait cet effet parfois ! Ou peut-être pas après tout.

Au delà de ma simple enveloppe charnelle, en contemplant mon corps, son image projetée, naissait ce monologue du miroir :

Qui suis-je ?

Ok je m’appelle Lyah, je pensais pouvoir m’arrêter-là… mais non, enfin…

Quel est ce corps, est-ce le mien ?

Oui c’est mon corps, avec ses douleurs, son histoire, ses peurs, ses marques… Ses formes qui m’ont longtemps complexée. Ses tâches qui m’ont rendu la vie impossible. Tous ces défauts, ces imperfections que j’ai souvent voulu cacher. Dont j’avais honte.

Apprendre à le comprendre, le guérir, l’entendre, l’écouter, l’accueillir, l’assumer, pour enfin l’aimer…Mon corps…

Et ce sexe, tout en bas, mon sexe ? Est-il « normal » ? Sa couleur ses poils ? Sa forme, sa grosseur? À quoi me sert-il ?

Je l’admire, je le touche, je l’interroge. Il me répond, me susurre ces nombreux trésors. Il me fait part de sa douleur, de ses blessures. Me guide pour les guérir. Il m’apprend la confiance, la créativité, l’’estime de moi, la liberté d’être et me révèle ma puissance intérieure,  mon feu sacré. Il m’apprend à goûter, savourer, m’autoriser, je dirais même m’abandonner au plaisir. Ce plaisir, cette énergie créatrice qui a tout intérêt à être libérée, d’une façon consciente et respectueuse.

Ok, mais alors suis-je une femme ?

Oui une femme cyclique, indisciplinée, libre, indomptable, joyeuse, une mère, attirante, sensuelle, sexuelle, douce, joueuse, coquine, battante, vulnérable, divine, féline, sensible, intuitive…

Et puis un jour, suis-je intelligente?  quel est mon travail ? Quelle ma qualification?

Comment se sentir légitime professionnellement lorsque l’on ne se souvient de rien ?

Alors je cherche, j’apprends, je me forme. Je cherche à nouveau à l’extérieur, par des certifications, des équivalences, des reconnaissances. Jusqu’au jour où la vie m’amène à prendre conscience qu’elle aussi m’a formé et continue de le faire. Elle me ramène à l’essentiel. Mon WHY, mon pourquoi ma motivation. C’est ainsi que progressivement, je me construis dans un monde où les diplôme reste des passe-droit, dans un monde ou tout évolue si vite, dans un monde où je réalise que certaines personnes ont besoin d’entendre ces messages.

Est-ce pour autant que la légitimité a cessé de me hanter à travers ce miroir ? Bien sûr que non ! Ce serait trop facile !

Un beau jour en le regardant alors que j’avais pris la décision de renouer avec mes racines, une question m’a bousculée, heurtée, hantée :

Suis-je une femme noire ?

Je suis d’origine Martiniquaise. J’ai une histoire culturelle. Donc si je ne m’arrêtais que là, j’aurais pu répondre : BIEN SÛR QUE OUI SANS HÉSITATION.

Mais c’était pour moi aussi intense que de m’affirmer en tant que femme juste parce que j’avais un vagin. Non cela ne me suffisait pas. J’ai besoin de comprendre, d’intégrer d’accueillir. Pour d’autres c’est beaucoup plus évident. Alors pourquoi moi ça ne l’est pas ?

Et toi est-ce que ça l’est ? As-tu envie de connaître la réponse à cette question ?

La mienne je la partagerai avec toi dans le prochain épisode. Car il faut bien l’avouer quelques lignes ne suffiraient pas.

En attendant que dirais-tu d’interroger ton miroir et d’écouter ce qu’il a à te révéler ?

Te sens-tu légitime dans ton coeur, dans ton sexe, dans ton image, dans ta couleur, dans ton identité, à travers toutes tes différences ? J’ai une astuce : La Légitimité se construit et elle commence par le fait que tu te choisisses et que tu reconnaisses ta propre valeur. 

CHOISIS-TOI !

Avec beaucoup de Love.

Sublimement.

Lyah

#BadassTeamSelfLove

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Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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