ÉCOUTE LE PODCAST DE CETTE INSPIRATION

Je suis moins présente ces temps-ci. Si tu commences à me connaître tu sais qu’au moment où arrivent mes règles – ou en tout cas leur énergie – et bien je prends le recul nécessaire afin d’accueillir ce repli sur moi. Cette période où j’aime bien me retrouver dans ma bulle, cette phase dite sorcière. Alors je m’accorde ce temps. Peu importe ce que je pense DEVOIR faire, je CHOISIS mon corps, mon énergie, mon Moi tout entier, dans sa lenteur. Car ils sont sacrés, les respecter, me respecter c’est bien plus salvateur et bénéfique pour moi, ma santé et même mon travail, ma créativité. Cependant aujourd’hui j’ai eu envie de t’écrire. Car en somnolant ce matin, me vint une incroyable inspiration de fou ! Plus précisément un défi lancé par mon amie …. La HONTE ! J’ai eu l’énergie pour le mettre en mot mais pas de le publier dans la foulée. Tanpis cela se fera le lendemain.

 

La dernière pleine lune a mis en lumière le rôle qu’a jouer la Honte tout au long de ma vie ! Comment elle a contribué à ce que je m’éloigne de Moi, que je renie une partie de mes passions, que je me taise quand au contraire j’aurais du prendre la parole.
Alors cette honte j’ai pris le temps de l’accueillir, l’écouter et la sublimer.
Et ce matin voilà qu’elle m’a lancé un défi OSÉ ! Partager avec toi une inspiration liée à elle, ce sentiment de honte … Des pensées viennent soudainement me visiter ! Des bouts de phrases écrites mais aussi parlées !

As-tu déjà pris le temps de contempler ton sexe ?

Que tu sois un homme ou une femme. As-tu déjà pris le temps de lui parler, le caresser, lui faire l’amour ou simplement laisser s’exprimer sa créativité sans forcément d’attentes sexuelles ou sensuelles en retour ?
Et puis as-tu déjà pris le temps d’admirer celui de ton partenaire ou simplement de quelqu’un du sexe opposé avec ou sans attentes charnelles, sexuelles ? 

Oh my god ça y est je l’ai écrit.
Ces questions sont directement liées à la honte pour moi ! Pourquoi ? Parce qu’il m’a fallu du temps pour oser admirer ma Yoni ! Cette perle précieuse sur mon corps de Femme.
A la base je ne la regardais jamais ! Je me contentais de la stimuler voire la « remplir » uniquement dans le but d’avoir, du plaisir, un orgasme. D’ailleurs, au tout début, je ne la touchais même pas directement, je préférais laisser cela aux sextoys les plus ingénieux. C’est fou de réaliser à quel point j’étais coupée de moi-même.
Dans un autre exemple moins glamour – en tout cas à l’époque – , j’y passais mes doigts machinalement lors de ma toilette. Je râlais quand j’avais mal lors de mes règles ou lors de problèmes à son niveau. Tout cela sans prendre le temps de lui adresser un regard. Elle n’était qu’un bout de chair parmi tant d’autres. Pire elle était un lieu de honte, de douleur, avec de tant à autres des moments de plaisirs.

Puis vint ce moment où j’ai commencé à l’observer…

Là encore, je la trouvais moche ! Je n’aimais pas voir les cicatrices qui la précédaient au bas de mon ventre. Je la trouvais bizarre, d’une couleur pas terrible. Trop grosse, trop petite … trop ou pas assez ! Un bout de moi que je préférais cacher, dissimuler…

Puis j’ai appris à l’aimer, à découvrir ses trésors, à lui parler, la nommer, la caresser et surtout l’écouter. Elle n’a pourtant pas changer. En soi, moi non plus, simplement ma perception de moi et d’elle a tout simplement évoluée.

Je l’aime ma Yoni et je kiffe l’admirer dans mon miroir régulièrement surtout quand je me fais parfois l’amour.

J’aime admirer ces changements, gonflements et battements. Je kiffe tellement rester là devant mon miroir et me languir en la caressant doucement, tout en lui adressant des mots d’Amour, sensuels, motivants et affectueux. Tout comme je mets beaucoup de passion à lui consacrer l’attention et des gestes d’affection durant ma douche. La nettoyer physiquement, mais aussi énergétiquement. Ah ma Yoni, qu’est-ce que je l’aime.

Mais alors les hommes ? Ai-je déjà pris le temps d’admirer leur sexe ?

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps NON ! Mais je n’en avais pas conscience !
Avant je détournais le regard, sans forcément m’en rendre compte ! Ou je fermais simplement les yeux. C’était facile et même l’excuse parfaite. Me cachant derrière le fait que cela décuple les sensations, fait monter l’excitation. Et puis il y a aussi le noir, la pénombre idéale là encore pour l’aspect romantique mais surtout pour cacher toutes les imperfections, les hontes … De toute façon le simple fait de verbaliser le mot PÉNIS, je ressens une gêne, une sonorité pleine de jugement, de culpabilité.

La vérité : c’était honteux de regarder cet organe phallique en face.

Je réalise que je me sentais presque coupable !  Mais coupable de quoi ? Coupable d’aimer autant ce fruit que certains qualifie comme étant celui du pêché. Le serpent dans le Jardin d’Eden ! Et pourtant paradoxalement tout comme Ève j’ai aimé le goûter, le savourer ! Ohhhh La Vilaine Fille, elle finira en enfer !

Et alors arrive cette exploration tantrique. Ce moment … ce soir où j’ose enfin regarder un penis en face. Le prendre en main, l’effleurer, l’admirer sous toutes ses coutures. Pour la première fois ce n’est pas simplement un instrument de plaisir. Je ne le palpe pas dans le but de le faire jouir ou qu’il me pénètre à un moment . Bien au contraire c’est une expérience plus sacrée, divine.

Pour la première fois je perçois la beauté au-delà du sexe de l’homme, du pénis.

Je perçois la divinité derrière ce phallus tantôt mou, tantôt raide ! Je prends conscience de ses blessures à lui aussi ! Tant instrumentalisé lui aussi, stéréotypé dans des rôles que je trouve désormais réducteurs ! Mmmmmhhhhmmm Qu’elle est belle et divine sa verge ! Je me surprends à penser !
Je ne saurais décrire ce que j’ai ressenti ! Ce n’était pas de la simple excitation mais bien une re-découverte hors du temps !
Je prends conscience de la complémentarité entre la divinité de ma Yoni et de celle de son Lingam ( le sexe de l’homme en sanskrit) . Je ne savais pas que cela s’appelait ainsi avant que l’on m’offre la pierre de Shiva Lingam et que je le découvre en cherchant davantage à la connaître. Ah la la je remercie ma ligne 1 d’investigatrice qui me pousse à explorer en profondeur les choses. Qu’est ce que j’aime ce que je découvre.

Mais soyons honnête, je me suis autorisée cette escapade oculaire parce que lui, cet homme avait les yeux bandés.

J’étais alors seule dans ma bulle me laissant transporter par le flow de l’énergie sexuelle créatrice et guérisseuse que j’étais en train d’activer, de faire circuler. A l’abri de son potentiel regard accusateur, lorsqu’il comprendrait à quel point son Lingam me fascine. Mais ça ce ne sont que des spéculations, nous sommes d’accord. Le fruit de mes propres pensées, mon mental qui tente en vain de me dissuader, pire de me culpabiliser.

Mon intention n’était pas sexuelle. Il n’y avait pas d’attentes, ce n’était pas mon amant, ni mon petit ami, simplement un partenaire d’exploration tantrique !
Et quelle expérience pour l’un comme pour l’autre !
Bref après ce moment très fort bien au-delà de cette contemplation, voire de ce massage, j’ai eu comme une révélation. Une prise de conscience supplémentaire. Ou plutôt une confirmation.
C’est donc vrai ! Ce que je m’autorise à vivre avec moi-même, la conscience que je mets dans ma relation avec Moi, ma Yoni et bien c’est la même chose avec un homme et son sexe, même sans finalité purement sexuelle !

J’ai découvert ce soir une dimension supplémentaire dans l’aspect sacré de nos sexes. J’ai réalisé que j’aime les contempler et me laisser inspirer par l’énergie divines qu’ils et elles dégagent ! C’était ok pour ma Yoni, mais ce soir se joignait à elle l’autre face de la pièce : le Lingam.

Une chaleur intense a parcouru mon corps, faisant vibrer mon 3e œil et ma Yoni aussi.

Mmmmhhhh même ces noms pour les qualifier caressent doucement mes oreilles, ma gorge, mon corps entier.
Ce soir-la je n’ai pas été touché physiquement, ni sexuellement mais dans cette danse dans laquelle j’ai été la chorégraphe intuitive j’ai reçu autant que j’ai donné !
Une expérience pleine d’Amour et de Sacré bien que ce ne soit pas entre deux personnes amoureuses au sens stricte du terme. Une exploration du détachement et de la confiance entre deux adultes consentants et curieux.

Oh seigneur ! Si mes parents lisent cela ! Me titille ma honte ! Et moi fièrement je réponds, et bien ça sera claire « Papa, maman, je ne suis plus une enfant, mais bien une femme ! Au cas où vous en doutiez encore ! »

Mais elle persiste comme pour me tester : Oh mon dieu mais que vont penser les personnes qui liront ? Me prendront-ils pour une obsédée, une perverse, pire une femme aux mœurs légères ?

Ce sont bien ces pensées qui m’ont longtemps empêché de m’exprimer librement et même d’oser me laisser porter par mes élans d’inspiration.
Aujourd’hui j’ai décidé d’accepter ce défi lancé par la Honte et je dirais même la peur  : Partager avec toi une expérience intime mais ô combien importante dans mon évolution de femme. Dans la sublimation de mon énergie sexuelle ! Et je suis fière et heureuse de voir comment je l’ai relevé, transcendé.

Chose imprévue je l’ai d’abord partagé avec la personne concernée. Une mise à nue différente et importante. Là où avant le frein de la honte me sclérosait, je perçois enfin une nouvelle vague de liberté débloquée.

Après cette soirée beaucoup de choses ont bougé dans ma relation aux hommes, à leur sexe, à ma Yoni, à moi en tant que femmes.

Des choses qui a mon grand étonnement ont été palpables par les personnes autour de moi sans que je ne verbalise.

Chaque expérience faites dans la joie et le flow décuple ma puissance intérieure et me rapproche de moi !

Bonne nouvelle, je t’invite à l’expérimenter car c’est également valablee pour toi. Redonner sa dimension sacrée à nos sexes nous permet de les respecter, les honorer, les célébrer encore davantage ! Qu’on se le dise, ils sont à mon sens la face visible de notre puissance intérieure. Ce que beeaucoup appelle, notre feu sacré.
Nous y reconnecter c’est l’un des meilleurs moyens d’accueillir des relations plus saines pour nous en ce sens, tout en étant nous mêmes, en aimant justement la personne que nous sommes et nous autorisons à devenir ! Prendre notre place en conscience. En tout cas de ce que j’ai pu tester.

Mon amie Audrey-Anne avec qui je vis beaucoup de synchronicites dans ce domaine, m’a parlé de #bodypositive. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que cela s’inscrit dans cette dynamique.

Pour être franche j’ai tellement de choses à partager avec toi à ce propos. Mais je comprends mieux pourquoi j’avais du mal à m’organiser pour les poser ! J’étais en phase pré-menstruelle prolongée. Oui avec mes cycles un peu anarchiques je fais au mieux pour suivre le rythme. Le retour de mes règles après 69 jours ( décidément, je t’assure que ce n’est pas un jeu de mots) amènent un peu plus de slow et donc l’occasion de prendre le temps de me poser ! Alors j’ai le sentiment que les prochains partages seront très hauts en couleurs.

Wawww je me félicitee j’ai laissé mes doigts s’exprimer sans tabou et qu’est ce que je kiffe ! Car c’est aussi cela apprendre à se sublimer !

J’ai beaucoup dansé et communiqué avec la Honte ces temps-ci ! Elle a été une grande source de révélations. Bien plus que je ne le pensais.

Alors dis moi de quoi as-tu tellement honte que tu t’empêches littéralement de faire quelque chose que tu aimes pourtant ? Ou simplement de vivre en étant toi. Partage avec nous en commentaires.

Si cette inspiration t’a plu, commente, aime et partage avec tes ami.es. 

Lumineuse journée. 

Lyah 

Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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