As-tu déjà pris des décisions pour le bien de ta famille, de tes enfants et t’es faite critiquer injustement en retour ?
Le genre de situation où tu as beau faire aussi bien que tu veux, tes choix sont discutés. Tout le monde sait mieux que toi ce qu’il te faut.

En somme fais-tu partie de la team des mères indignes ? Si oui sache que TU N’ES PAS LA SEULE ! Lol ! 

Peut-être te fais-tu critiquer parce que :

  • Tu ne cuisines pas tous les jours (peut-être même pas du tout)!
  • Tu es contre la violence éducative !
  • Tu ne passes pas tous tes mercredis et tes week ends à courir partout pour les activités !
  • Tu jongles entre tes ambitions professionnelles et ta vie de famille ! 
  • Tu prends quelques jours de vacances seule !
  • Tu sors de temps en temps avec tes ami.es !
  • Tu sors à 18h avec ton petit et tu as oublié ses chaussettes, son bonnet !
  • Tu n’as pas allaité !
  • Ou tu prends simplement soin de toi

Je pourrais en citer plein d’autres ! 

une mère et ses deux garçons sur un banc en train de sourire

J’ai vécu des situations similaires, mais deux d’entre elles m’ont profondément marquée.

On aurait pu croire que déscolariser mes enfants pendant 1 an et demi  pour leurs permettre de se refaire après 5 mois de harcèlement scolaire verbal et physique aurait pu être glorifié par la majorité !

Ou encore que leur décision de vivre avec leur père en région parisienne après avoir vécu 3 ans seuls avec moi, dont la fameuse période d’école à la maison, aurait pu être accueillie comme un gage de parents responsables et engagés autant l’un que l’autre dans l’accompagnement et l’évolution de leurs enfants ! Une famille animée par l’Amour et l’harmonie et restée unie malgré la séparation des parents. Je t’en parlais dans cette vidéo de questions réponses. 

Oui on aurait pu croire que … mais on en est loin !

Car au lieu de ça JE me suis faite critiquer, insulter, harceler avec l’étiquette de « Mauvaise mère, mère indigne » !
Peu importe les raisons qui ont motivé ces choix, peu importe le contexte, peu importe la façon dont ces choix ont été pris, j’étais la maman donc j’en ai pris plein la tronche.

Parce que pour reprendre les mots exacts :

  • « L’école est obligatoire ! ( ce qui est faux !) Sans l’école ils vont devenir cons, bêtes, illettrés, associables. »
  • « Une mère qui vit loin de ses enfants est une mauvaise mère. »
  • « Ce ne sont pas les enfants qui décident mais les parents qui imposent.  Et dans le cas de séparation ils restent avec la mère sinon cela veut dire que c’est une irresponsable ! »

Au début j’ai éprouvé de la colère. 

Je trouvais cela injuste que les traumatismes liés au harcèlement scolaire soit malheureusement encore tant pris à la légère contrairement à ce que l’on pense. Pendant que le soit disant danger « d’abrutissement » de l’école à la maison suscite tant de réactions.
En colère contre cette vision réductrice selon laquelle j’étais la marâtre et leur père le super héros qui fait quelque chose d’extraordinaire dans le second cas. La co-parentalité implique la responsabilité de chacun et le rôle du père n’est en aucun cas facultatif.
Puis ma colère s’est transformé en peur. La peur que ces paroles blessantes changent le regard de mes enfants sur moi.
Puis de la tristesse, d’essayer par tous les moyens de faire les choses bien, mais qu’il y en aient toujours pour critiquer. Et c’était bien là le fond du problème. « Le sois parfaite ! » légendaire me pourrissait encore la vie.

Dans l’inconscient collectif :Une bonne mère se sacrifie !

Elle s’oublie, se néglige pour le bien de ses enfants même dans la maladie. Le fameux syndrome de la Femme Poto mitan aux Antilles (la femme qui a les épaule pour porter le monde !) Celui qui a eu tendance à se retourner contre elles et déresponsabiliser beaucoup d’hommes. Heureusement pas tous !

Dans cet inconscient la souffrance est glorifiée. Il faut souffrir pour avoir ce que l’on souhaite pour prouver que nous ne sommes pas des fainéant, que nous valons quelque chose, que nous sommes des hommes, des femmes ! Si c’est trop facile c’est presque suspicieux. 

Cet inconscient collectif j'en ai fait partie !

J’avais été conditionné de cette façon par l’éducation, les croyances dont j’avais hérité.

Voilà pourquoi au début j’ai souffert de cette situation.
Même si je savais que c’était des choix de coeur et non de peur, prise en ensemble avec ma famille, cette question : « Suis-je une mère indigne ? » , ne cessait de me tarauder !
Je me jugeais moi-même. Les autres étaient le miroir de cette peur. La peur de mal faire. D’être véritablement une mauvaise mère. D’avoir fait le mauvais choix. 

Tout a changé lorsque j’ai pris conscience de ce conflit intérieur.

Lorsque j’ai accepté au fond de moi que j’étais une bonne mère même si je ne faisais pas comme les autres.
Cela faisait cinq ans que j’apprenais à l’être ! Dans la maladie comme dans la santé, seule ou accompagnée, proche ou à distance, j’étais une maman présente qui faisait de son mieux.
Lorsque je suis revenue à l’essentiel : Qui est concerné ? Mes enfants, leur père et moi. Partageaient-ils ces calomnies ? Bien au contraire. Toutes ces décisions nous les avions prises ensemble. Le résultat mes enfants ont repris l’école normalement, en 2019 avec mêmes des facilités d’apprentissage en plus ! L’expérience d’un an avec seuls avec papa les a rendu encore plus autonomes et Papa encore plus conscient de certains détails que j’avais tendance à gérer seul. Tout le monde en est ressorti grandi et nous construisons progressivement notre équilibre en accordant nos différences. 

une femme et deux enfants qui sautent devant la MER

J’ai repris mon pouvoir sur ma vie et toi aussi tu le peux. 

Peu importe ce que j’entends, cela me passe au dessus de la tête comme l’eau glisse sur les plumes du canard sans jamais le mouiller. 

La critique, le jugement sont très faciles. Mais chacun fait de son mieux, comme il veut avec les moyens dont il dispose et le plus important c’est qu’il se sente en paix avec ses décisions.

Comme dirait mon amie Valérie : « Le livre de la maman parfaite, ou des parents parfaits ben ça n’existe pas ! «  Il n’y a aucune recette miracle, juste celle adaptée à tes enfants, à ta vie de femme, de mère, ou encore d’homme, de père. Dès que tu es en accord avec cela c’est le plus important. Tu vas réussir, tu vas échouer, apprendre, être blessée, te relever et tu vas évoluer. 

Que tu fasses quelque chose ou non, il y aura toujours des personnes pour te critiquer ! Alors t’en qu’à faire, autant oser ce qui nous fait plaisir !  

Si tout cela fais de moi une mère indigne et bien c’est OK ! Mes enfants préfèrent le terme de Maman 2.0 ! Et toi qu’en penses-tu ? Si tu as vécu des situations similaires dis-moi tout en commentaires !

 

Bisous câlins d’une Maman-Femme imparfaitement fière.

PS : Après 3 brouillons et plusieurs heures, j’ai réussi à le sortir cet article. Une grande victoire pour un sujet délicat qui me tiens vraiment à coeur.

Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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