Je suis extraordinaire, j’ai une vie extraordinaire, je m’en rappelle, je l’assume et je la révèle.

Cette affirmation, j’en comprends le sens pleinement maintenant. J’avais besoin de l’entendre. Car je l’assume de plus en plus, sans réellement oser le dire. Quant au cadeau de ma mère dans ce rêve, il n’est pas non plus anodin.  Je dirai que c’est l’un des plus beaux cadeaux de Noël qu’elle m’ait offert. Il transcende tout, sublime tout, et conclut tout.  Si tu ne sais pas de quel rêve je parle rendez-vous à l’épisode #9 et #10

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Ma relation avec ma mère n’a pas toujours été simple.

Nous avons souvent du mal à communiquer, nous comprendre et notre Amour est parfois chaotique. Pendant longtemps, lorsque j’en apprenais sur mon histoire que j’observais (quand tu ne sais pas qui tu es, tu observes beaucoup crois-moi, sans filtre sentimentaux, car tout le monde est logé à la même enseigne : ce sont des étrangers), j’ai longtemps cru que ma mère me considérait comme un échec, qu’elle m’aimait moins que ma sœur, que pour elle je ne ferais jamais assez. Que ma vie était un gâchis.  

Pendant longtemps, j’ai cru que si ma propre mère doutait de moi, c’est que je ne devais pas valoir grand-chose en tant que personne. Tantôt j’entretenais inconsciemment un schéma de victime, tantôt je me disais que tous mes maux étaient liés aux choix de mes parents. C’est tellement plus simple de rejeter la faute sur les autres.  Heureusement la vie m’a amené à reconsidérer ma perception de la situation. 

On dit souvent que beaucoup de parents oublient que leurs enfants ne sont pas des objets qu’ils déplacent à leur guise.

Qu’ils ne leur appartiennent pas. Qu’il est important que chacun fasse ses choix, ses erreurs pour se construire. Mais on oublie de préciser qu’en ce sens, les enfants idéalisent bien trop souvent leurs parents. Qu’ils pensent qu’ils doivent tout savoir, tout bien faire, que leurs choix doivent être CEUX QU’IL FAUT. En réalité, c’est l’histoire du chat qui se mord la queue. Et oui ! C’est un schéma dans lequel on place l’enfant comme étant soumis aux êtres suprêmes exempts de toute erreur : ses parents.

Et bien aujourd’hui, je n’adhère plus à ce schéma. Peut-être parce que je suis moi-même parent. Ou que mon amnésie m’a faite régresser à un stade où j’ai été pendant quelques mois un parent avec la mentalité d’un enfant. Durant cette régression, j’ai souvent vu mes enfants alors âgés d’à peine 4 ans, faire preuve de plus de maturité et de compréhension que la plupart des adultes. Je me suis rendue compte que nous avions autant à apprendre d’eux, qu’eux de nous. Et les 1 an et demi où je leur ai fait l’école à la maison n’a fait que confirmer cela.  

Je crois fondamentalement que des générations de parents et d’enfants seraient bien plus heureux s’ils avaient l’humilité d’avouer que personne n’est parfait, encore moins tes parents.

Responsables ne veut pas dire parfaits. Et d’ailleurs, qu’est-ce que la responsabilité ? Combien de fois avons-nous vu des parents jugés irresponsables, élever pour autant des enfants équilibrés et symboles de réussite.  

Ce qui m’a aidée à sortir de ce schéma, c’est le fait d’accepter que mes parents sont avant tout des enfants qui ont grandi. Et qu’ils ont eu exactement le même parcours que moi.  Personne ne peut tout savoir, mais tout le monde fait de son mieux pour composer avec : ses blessures, son histoires, ses ambitions, les autres, le monde, son éducation.

Oui tout le monde fait de son mieux. Il n’y a pas de parents parfaits, ni même d’enfants parfaits. Mais à trop le croire, on se met la pression et par conséquent on la met à nos enfants…ou à nos parents ! 

Peu importe ce que j’ai vécu durant mon enfance, mes parents ont fait de leur mieux chacun à leur niveau, avec les moyens dont ils disposaient. Et chacun d’eux m’a aimée à sa façon, avec sa propre définition. Certaines paroles maladroites de ma mère qui résonnaient comme des reproches ou des jugements pour moi, cachaient en réalité des ambitions très hautes qu’elle avait pour moi, pour ma vie. Non pas pour me dénigrer, bien au contraire, mais parce qu’elle connaissait mon potentiel et qu’elle s’imaginait selon sa perception et vision de la vie, de la réussite, que j’aspirais à mieux. 
J’ai compris qu’en réalité c’était sa façon de me témoigner son Amour. Certes maladroite, mais c’en était quand même.  Combien d’autres relations parents-enfants ont souffert à cause de cette différence de perception, de communication ? 

Je suis maman, et je vois comme il est parfois difficile de ne pas en attendre trop de ses enfants.

Car ce sont nos bébés, nos trésors, peu importe leur âge. On veut ce qu’il y a de mieux pour eux. Et parfois on les blesse inconsciemment en leur mettant trop de pression. Alors j’essaie de laisser les miens faire leur propre choix, tout en leur garantissant un cadre qui n’est pas forcément celui attendu par la société. Je leur montre ma vulnérabilité. Et admet qu’ils m’arrive encore de faire des erreurs. Car c’est comme ça que j’apprends. Afin qu’ils se sentent libres d’en faire également. Parents comme enfants, nous sommes tous des humains. Et ce que je constate, c’est que nous sommes des sources d’inspiration pour les générations suivantes. Ils essaient à leur tour de faire mieux et de rendre le chemin plus fluide. Mais n’oublions pas que personne n’a le savoir absolu. L’accepter c’est être plus serein et en paix, avec ses choix, y compris envers nos parents et dans l’éducation de nos enfants.  

 

Quoi qu’il en soit, ce premier cadeau offert à la version de moi toute grande, a pris tout son sens comme tu l’as vu. Chaque détail est important y compris pourquoi c’est à cette version de moi que celui-ci est parvenu. Je suis extraordinaire, Ma vie est extraordinaire, je m’en rappelle. Chaque jour j’apprends à l’incarner et à en jouir. Il arrive justement au moment où j’ai fini par l’accepter, à croire véritablement en moi, à m’emparer pleinement de mon histoire. C’est cela qui a changé ! Je suis capable d’entendre, de mieux comprendre et d’interpréter les actes d’Amour même déguisés, car j’ai appris à m’aimer et que je ne suis plus à la recherche d’une quelconque reconnaissance extérieure pour le valider. M’accepter telle que je suis, c’est accepter l’autre aussi tel qu’il est. 

Et toi que penses-tu de ta vie ? N’est-elle pas extraordinaire ?

Je te retrouve dans le prochain épisode, où l’on abordera ta vie extraordinaire…

Lyah

Après avoir totalement perdu la mémoire en 2013, j'ai appris à me connaître vraiment et pris le temps de me demander ce que je souhaite faire de ma vie. Aujourd'hui je vis au rythme de mes rêves, des messages de mon corps, mes intuitions et mes passions. La vie m'a offert une seconde chance, je la remercie en vivant pleinement chaque instant et en accueillant tout ce qu'elle m'offre pour évoluer.

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